Comment peser les aliments en plein air ?

Activité scolaire et éducative dans la nature : des enfants réalisent une balance. / © Waldkinder St-Gallen

Activité scolaire et éducative dans la nature : les enfants apprennent à peser des aliments dans la nature.

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Activité
  • Niveaux :
    • Cycle 1 - MS
    • Cycle 1 - GS
    • Cycle 2 - CP
    • Cycle 2 - CE1
    • Cycle 2 - CE2
    • Cycle 3 - CM1
    • Cycle 3 - CM2
    • Cycle 3 - 6e
  • Domaines :
    • Mathématiques
    • Questionner le monde
    • Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques
  • Lieu : Cour de l’école - Parc - Forêt - Haie - Prés - Jardin - Eau
  • Matériel : sachets, corbeilles ou boîtes en alu, ficelle, unités de mesure
  • Ressource
Livre Enseigner dehors Pages 148-149

Exercice :

Si vous souhaitez cuisiner de manière « mathématique », les enfants peuvent créer un système pour peser les aliments. Pour ceci, ils peuvent amener des objets déjà pesés en classe, et dont ils connaissent le poids (unités de mesure). Ou ils travaillent avec des rapports quantitatifs: le double de, un tiers de... La balance la plus simple consiste en un bâton droit, auquel on fixe deux sachets, boîtes en alu ou paniers. Dans un récipient on met l'unité de mesure amenée, dans l'autre un ingrédient du menu. Quand le bâton est horizontal, le poids de l'ingrédient correspond au poids de l'unité de mesure.

Et, bien sûr, on peut tout simplement estimer...

Autrefois au printemps – Pot-au-feu néolithique

© Gabriela Fürer

Il y a 8000 ans, les premiers êtres humains de nos contrées sont devenus sédentaires. Ils ont commencé à défricher les forêts et à construire des villages dans les clairières. Le paysage était dominé par des hêtraies mélangées, nouvellement ouvertes par quelques clairières habitées. L'alimentation s’est à cette époque radicalement modifiée. Les humains cultivaient des céréales (orge, petit épeautre, amidonnier), des légumineuses (petits pois, lentilles) et des plantes oléagineuses (lin, pavot). Ils ont commencé à domestiquer vaches, cochons, chèvres et moutons, qui étaient pour eux sources de viande, lait, cuir et fourrures. Néanmoins, la cueillette des plantes sauvages ainsi que la chasse restaient importantes. Les céréales constituaient la base de l’alimentation. Les humains cuisinaient dans des récipients en terre cuite sur des foyers ouverts.

  • 750 g de céréales complètes (orge, petit épeautre ou amidonnier)
  • 500 g de petits pois (frais ou sec)
  • 250 g de lentilles
  • plantes sauvages (ortie, serpolet, origan, chénopode, ail des ours, raiponce)
  • sel
  • graines de pavot
  • casserole, trépied, spatule, eau

Fais chauffer les ingrédients dans une casserole avec le double de quantité d'eau. Assaisonne-les avec des plantes sauvages et év. avec du sel (qui n'existait pas encore dans la cuisine néolithique). Laisse cuire le pot-au-feu pendant 1h, remue de temps en temps, et rajoute de l'eau si nécessaire. Assaisonne le pot-au-feu avec des graines de pavot.

Autrefois au printemps – Maitrank médiéval

© Gabriela Fürer

Le Maitrank (boisson de mai) est une recette traditionnelle d'Allemagne, du Luxembourg, d'Alsace et du Pays d'Arlon en Belgique, faite d'aspérule odorante et de vin blanc. On retrouve les premières traces du Maitrank au 9ème siècle, dans un monastère alémanique. Cette boisson était servie aux moines pour fortifier le cœur et le foie. Les Wikings utilisaient déjà l'aspérule odorante pour aromatiser leur bière. La plante contient beaucoup de coumarine, qui donne cette odeur typique à la boisson. Cette odeur se développe fortement quand on laisse faner la plante. L'aspérule est utilisée contre les maux de tête, elle est antispasmodique et calmante. Mais attention, trop d'aspérule peut donner des vertiges, des maux de tête et de ventre. Alors : ne pas manger la plante, mais juste la laisser infuser, et ne pas dépasser la quantité indiquée.

Avec les enfants, on prépare une variante de Maitrank sans alcool :

  • 2l jus de pommes
  • 1l eau minérale (ou simplement de l'eau plate pour une recette strictement médiévale)
  • 1 petit bouquet d'aspérule (20 plantes)
  • feuilles de cassis
  • lierre terrestre
  • 2 citrons, 1 dl de sirop de sureau, fruits de saison
  • grand saladier, louche, 1 gobelet par personne

Verse le jus de pommes dans un grand saladier. Lave les plantes sauvages et ajoute-les au jus de pommes. Laisse infuser 30 min, si possible au soleil. Les feuilles de cassis et le lierre terrestre peuvent même rester plus longtemps dans la boisson. Retire les plantes. Rajoute l'eau (minérale) et sers la boisson. Le Maitrank est encore meilleur si tu rajoutes le jus de 2 citrons pressés et 1 dl de sirop de sureau. Tu y laisses macérer des fruits de saison.

Aujourd’hui au printemps – Cracker au beurre avec décoration sauvage

© Nathalie Barras

Où et quand a-t-on fabriqué du beurre pour la première fois ? On ne le sait pas. Probablement déjà au Néolithique, lors de la domestication des animaux. La première représentation du beurre date du 3ème millénaire avant JC. Depuis le Moyen-Âge, le beurre est une denrée importante. Elle était transportée dans des pots et des tonneaux – et devait toujours être conservée au frais, dans de la glace quel'on prélevait en hiver et que l’on stockait dans des caves spéciales.

Faire du beurre soi-même ? C'est tout simple, on a juste besoin de la couche de crème qui se trouve sur le lait. Voici la marche à suivre :

  • 5 dl de crème entière
  • 5 petits bocaux de confiture vides
  • Repartis la crème dans les 5 bocaux et referme-les bien.
  • Secoue longtemps ton bocal, jusqu'à la formation de grumeaux : voilà le beurre ! Tu peux boire le liquide dans le bocal, c'est le babeurre.
  • 400 g de crackers
  • plantes sauvages (oxalis ; fleurs de la vesce des haies, du trèfle rouge, du lamier, du lierre terrestre ; feuilles du lierre terrestre, de l'achillée, de l'ail des ours)
  • 5 couteaux

Recette :

  • Dépose les crackers sur des feuilles fraîches, sur une surface plane.
  • Etale un peu de beurre fait maison sur chaque cracker.
  • Décore chaque cracker avec des plantes sauvages lavées.
  • Tu peux aussi hacher les plantes et les mélanger avec le beurre – voici un beurre aux herbes.

Aujourd’hui au printemps – Boulettes de mozzarella en manteau d’herbes

© Gabriela Fürer

Au Néolithique on produisait déjà des fromages frais. En suivant les anciennes recettes on obtient un fromage qui ressemble plutôt à de la ricotta qu'à de la mozzarella. La recette suivante convient mieux avec un fromage frais un peu dur :

  • 400 g de boulettes de mozzarella
  • plantes sauvages goûteuses (serpolet, origan, lierre terrestre, ail des ours, oxalis, bourgeons frais de sapin)
  • couteaux et planches

Lave bien les plantes. Coupe-les finement. Roules-y les boulettes de mozzarella. Sers-les dans de grandes feuilles.

Aujourd’hui au printemps – Feuilles en chocolat

© Gabriela Fürer
  • 300 g de chocolat
  • pinceaux, papier à pâtisserie, petite casserole ou thermos avec de l'eau chaude, récipient pour fondre le chocolat
  • Cueille pour chaque enfant au moins deux jeunes feuilles. Les feuilles de tilleul, de merisier et de hêtre sont particulièrement délicieuses. Et, si tu raffoles des « After Eight », cherche des feuilles de lierre terrestre ou de menthe sauvage.
  • Chauffe le chocolat au bain-marie.
  • Dépose les feuilles sur le papier à pâtisserie.
  • Applique le chocolat au pinceau sur les feuilles.
  • *Laisse refroidir le chocolat, et appliques-y encore*, successivement deux couches, en laissant à chaque fois bien sécher entre deux.

Le chocolat prend l'odeur de l'espèce d'arbre. Au printemps, vous pouvez manger la jeune feuille avec le chocolat. Aux autres saisons, les feuilles sont plus coriaces, on peut alors enlever délicatement la feuille et admirer sa forme dessinée en creux sur le chocolat. Les jeunes enfants lèchent tout simplement les feuilles.

Autrefois en été : Mûres au miel « Âge de la Pierre »

© Timo Ullmann

Cette recette pourrait dater de l’époque des premiers êtres humains en Suisse. Jusqu'à 10'000 avant JC, la Suisse était recouverte par une épaisse couche de glace. Avec le réchauffement climatique qui a suivi la période glaciaire, les bois clairs de genévriers et de bouleaux se sont transformés en forêts de pins puis, plus tard, en chênaies mélangées. On trouvait alors en Suisse une diversité croissante d'espèces. La pêche et la chasse aux oiseaux gagnaient en importance, mais les humains chassaient également les cerfs, sangliers, ours et petits animaux. Ils mangeaient souvent la nourriture crue, parfois aussi rôtie sur un feu ouvert, ou bien bouillie dans des récipients en cuir qui étaient emplis d'eau ébouillantée par des pierres sorties du feu. Mais, à cette époque, les sucreries étaient rares ! On se déplaçait parfois loin à la ronde pour récolter des fruits sauvages, ou bien on volait du miel aux abeilles sauvages.

  • Mûres
  • Miel
  • ev. couteau de poche
  • Cueille et lave des mûres. Mets-les dans un récipient creux (bol, feuille) et verse le miel par-dessus. Avec un caillou ou un couteau, effile la pointe d’un bâton, empale-y les mûres, et déguste !

Variante moderne : on se fait des brochettes de fruits avec des fruits d'été. Enfiler les fruits récoltés sur une tige de plantain ou un brin d'herbe, et porter à la bouche – avec ou sans miel.

Autrefois en été : Bannock-Burger médiévaux aux herbes d’été

© Timo Ullmann

Le Bannock est un pain plat originaire des Highlands écossais. Il est fait de farine d'orge ou d'avoine. Les premières traces de ce pain remontent au 15ème siècle. Durant le 18 èmeet le 19 èmesiècles, le Bannock s'est répandu chez les indigènes du Canada, qui utilisaient de la farine de blé pour sa fabrication. « Bannock » se disait « focacius » en latin (pain du foyer – qui renvoie à la Foccacia italienne), ou « panis subciniericus » (pain cuit dans les cendres). Car c'est exactement comme cela que le pain était cuit : on fabrique une pâte à base de farine, d'eau et de sel, que l’on façonne en pain plat, et on le cuit dans la braise, des deux côtés. Plus tard, les « Bannocks » étaient rôtis dans une poêle. Aujourd'hui, on utilise aussi une pâte à pain normale pour les Bannocks.

Matériel :

  • 1 kg de farine
  • 5 dl d'eau
  • 2 cc de sel
  • 40 g de levure
  • év. huile, plantes sauvages
  • grand saladier, serviette, encore davantage d'eau et de farine, év. poêle

Recette :

  • Mélange la farine et le sel dans le grand saladier.
  • Dissous la levure dans un peu d'eau, et verse-la dans le grand saladier.
  • Ajoute le reste de l'eau et mélange bien la pâte. Elle ne doit presque pas coller aux doigts.
  • Laisse gonfler la pâte sous une serviette pendant au moins 1h.
  • Si tu veux, tu peux y ajouter de l'huile et des plantes sauvages.

Pour la cuisson, il y a deux variantes : La traditionnelle ou le burger au feu

L'innovante – le burger-panier :

  • Prépare pour chaque enfant un petit pain plat.
  • Cherche un bâton épais et propre (diamètre 5-10 cm). Si nécessaire, écorche-le avec un couteau.
  • Dépose le pain plat sur l’extrémité d'un bâton et étire les bords de la pâte suffisamment haut autour du bâton, de manière à ce que la pâte ne tombe pas !
  • Tiens le bâton dans la braise et cuis la pâte de tous les côtés. Quand le pain est cuit, on peut facilement l’ôter du bâton.

Ingrédients :

  • 2 kg viande hachée de bœuf
  • huile, sel
  • ketchup
  • plantes sauvages (ortie, raiponce, alliaire, serpolet, origan sauvage, feuilles d'achillée)
  • poêle, spatule en bois

Mets de l'huile dans la poêle et rôtis la viande hachée en la retournant régulièrement avec une spatule en bois. Rajoute les plantes sauvages récoltées et lavées.

Chaque enfant peut préparer soi-même son burger : prendre deux pains plats, ou un panier, y mettre de la viande hachée et assaisonner avec du ketchup.

Autrefois et aujourd'hui en été – légumes crus anciens et d’aujourd’hui

© TImo Ullmann

L'enseignant a acheté d’anciennes et d’actuelles variétés de légumes. Idéalement, la classe a, en plus, cultivé elle-même ses propres légumes au jardin. Les enfants lavent les légumes et les coupent en morceaux appétissants. On déguste : Quels sont les goûts ? Quelle variété nous plaît le plus ? Est-ce l’ancienne ? La nouvelle ? Celle du supermarché ? Celle du marché ? Celle de notre jardin ? Est-elle produite en agriculture biologique ou non ?

Autrefois en automne : Faînes rôties

© Gabriela Fürer

Cette recette était probablement répandue au Néolithique, quand les hêtraies dominaient notre paysage. Les faînes, fruits du hêtre, constituaient un aliment essentiel pour hommes et bêtes, surtout en hiver. Une faîne contient 50% de graisse et 30% de glucides. Aujourd'hui encore on les utilise pressées en huile, rôties comme substitut de café, et moulues pour compléter la farine. On peut les manger crues, mais en petites quantités, les faînes contenant beaucoup d'acides (fagine, acide cyanhydrique). Délicieux en apéro !

**Matériel : **év. poêle, év. sel

Méthode :

  • Ramasse des faînes et sort les semences des cupules piquantes.
  • Lave les faînes.
  • Rôti-les dans une poêle, pendant quelques minutes, en remuant. Tu peux aussi les rôtir sur une pierre chaude.
  • Epluche-les et déguste-les, avec ou sans sel.

Autrefois en automne : Cacao aux glands

© Gabriela Fürer

Autrefois, les glands n'étaient pas seulement une nourriture importante pour les cochons que l'homme engraissait dans les forêts de chênes. Pour l’homme lui-même également, le chêne représentait un « arbre à pain ». Les glands frais sont composés de 40% de glucides, 20% de graisse et 5% de protéines. Au 20 èmesiècle encore, pendant les guerres mondiales, on utilisait les glands comme substitut de café et de farine. Ils contiennent beaucoup de substances amères (les tannins), c'est pour cela qu'on doit les torréfier ou les faire bouillir à grande eau avant de les consommer. Cuits, ils constituent un aliment nourrissant, fortifiant de l’estomac.

En automne, on récolte des glands (sains, veiller à ce qu’ils n’aient pas de vers). Pour un cacao aux glands, il nous faut :

  • 2 poignées de glands
  • 3l de lait
  • 3 cs de miel
  • casserole, passoire, planches, couteaux, moulin à café ou bol en métal, spatule en bois, eau
  • 1 gobelet par enfant

Recette :

  • Fais bouillir les glands à grande eau pendant 5 min. Ainsi tu peux les éplucher plus facilement.
  • Sur une planche, découpe chaque gland en deux, et épluche-les.
  • Puis débite-les en petits cubes.
  • Rôti ces cubes dans la poêle, jusqu'à ce qu'ils deviennent brun foncé.
  • Mouds-les dans un vieux moulin à café, ou pilonne-les dans un bol solide avec un caillou.
  • Chauffe le lait et le miel avec la poudre de glands.
  • Filtre le cacao aux glands à travers une passoire, et bois-le encore chaud. Mmh !

Autrefois en automne : Soupe aux navets / ou raves

© Gabriela Fürer

Depuis des centaines d'années, les coutumes liées à des rituels de lumière, pratiqués à la fin de l’automne et en hiver, servaient à éloigner des habitations les démons des ténèbres. Quelques-unes de ces coutumes sont encore vivantes aujourd'hui, par exemple les cortèges de lumières avec des lanternes de raves. A Richterswil, dans le canton de Zurich, l'année de bail agricole se terminait le dimanche avant la St-Martin (11 novembre). En signe de gratitude pour les récoltes engrangées, les paysannes défilaient depuis la montagne en cortège le long du sombre chemin qui bordait le lac pour rejoindre la messe du soir, illuminées seulement par leurs lanternes de raves. Autrefois, les navets étaient une nourriture importante pour hommes et bêtes. Aujourd'hui, c’est la courge qui les a remplacés – en soupe, comme pour les lanternes. Et la fête d’Halloween a remplacé les foires aux navets.

On fabrique des lanternes de raves. Avec les plus jeunes degrés, on le fait avec les parents. Pour chaque enfant, on a besoin d’un navet, un couteau de cuisine, une petite cuillère à évider (pour faire les petites boules de melon), un bâtonnet ou un poinçon, de la ficelle de chanvre et une bougie à réchaud.

  • Avec le couteau, découpe un couvercle dans ton navet.
  • Enlève l’intérieur de ta rave avec la cuillère à évider.
  • Avec le couteau ou la cuillère, tu peux faire des décorations dans ta rave. Attention, ne perce pas ta lanterne !
  • Avec un bâtonnet ou un poinçon, perce trois petits trous à 1 cm du bord. Enfile une ficelle dans chaque trou. Noue les ficelles ensemble et suspends-les à un bâton.
  • Pour protéger ta flamme du vent, tu peux remettre le couvercle. Perce-y quelques trous. Dans trois de ces trous passe les trois ficelles pour faire tenir le couvercle.

Avec la chair intérieure des raves, on cuisine une soupe aux navets :

Ingrédients :

  • 5 navets entiers, ou l’intérieur de 20 navets évidés
  • 10 patates
  • 50 g de beurre ou 5 cs de l'huile
  • 2 cs de farine
  • 4 l d'eau
  • sel ou bouillon
  • év. poivre, muscade ou herbes aromatiques
  • év. crème
  • grande casserole, spatule en bois, louche, éplucheurs, couteaux, planches
  • 1 cuillère par enfant

Recette :

  • Mets la chair des navets avec la farine et le beurre ou l'huile dans une casserole. Fais-les revenir pendant 5 min, en remuant. La farine peut brunir légèrement, mais ne doit pas brûler.
  • Rajoute l'eau avec le sel ou le bouillon. Porte le tout à ébullition.
  • Epluche les patates, et coupe-les en cubes.
  • Ajoute-les et fais bouillir le tout pendant 15 min.
  • Assaisonne la soupe avec un peu de poivre, de muscade ou des herbes aromatiques.
  • Sers la soupe dans ton navet évidé (enlève d'abord si nécessaire les restes de cire de la bougie).
  • Les gourmands y ajoutent un peu de crème.

Alternative pour les fans d’Halloween : on peut aussi fabriquer les lanternes et préparer la soupe avec de petites courges comestibles.

Autrefois en hiver : Tisane aux cynorrhodons, au thym et au miel

© Gabriela Fürer

Cette tisane est une bombe de Vitamine C, très utile contre le rhume et la grippe. Les cynorrhodons contiennent – à poids égal – 10 fois plus de vitamine C qu'une orange ou un citron. Le thym est un remède contre le rhume et la toux. Il possède également des propriétés antispasmodiques et bactéricides. Le miel est un bon remède contre le rhume et les inflammations, ainsi qu’un cicatrisant : si vous vous brûlez ou vous coupez pendant la préparation du menu, mettez une couche de miel sur la blessure, et couvrez avec une feuille ou une gaze. Même certains hôpitaux utilisent le miel pour guérir des brûlures.

Matériels et ingrédients :

  • 4 l d'eau
  • 60-80 cynorrhodons, si possible ramollis
  • 12 brins de thym
  • miel
  • casserole, grand saladier, passoire, cuillère, 1 gobelet par enfant

Recette :

  • Verse l'eau, le thym et les cynorrhodons dans une casserole.
  • Porte à ébullition, et laisse cuire la tisane pendant 5 min.
  • Filtre la tisane à travers la passoire, et verse-la dans une autre casserole ou un grand saladier.
  • Ecrase les cynorrhodons avec la cuillère dans la passoire. Les semences et les poils urticants restent ainsi dans la passoire, et la pulpe tombe dans la tisane.
  • Fais cuire la tisane pendant quelques minutes, et pose la passoire dans l'eau, tu obtiendras encore davantage de pulpe dans la tisane.
  • Edulcore la tisane avec du miel.
Enseigner dehors

Cet article est extrait de Enseigner dehors

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