Pas félin pour rien

Le lynx, pas félin pour rien / © Thomas Hulik - Shutterstock

Le lynx boréal partage beaucoup de points communs avec le chat. Oui, oui, c’est bien un félin ! La preuve en quatre traits de caractères.

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Article d'origine par
Activité
  • Niveaux :
    • Cycle 2 - CE1
    • Cycle 2 - CE2
    • Cycle 3 - CM1
    • Cycle 3 - CM2
    • Cycle 3 - 6e
  • Lieu : En classe - À la maison
  • Ressource
Magazine

Solitaire

Comme un vieux matou ronchon, le lynx ne tolère aucun adulte de même sexe sur son territoire.

« Hé, ici, c’est chez moi ! »

La taille de son terrain de chasse varie entre 100 et 250 km2, selon le nombre de proies disponibles. Il connaît par cœur son immense territoire et le marque, par endroits, de pipis et de crottes. C’est sa signature.

Langage félin universel

Comme le chat, le lynx miaule, siffle, grogne, ronronne...

Pantouflard

En journée, le félidé s’offre des siestes royales sur un canapé de pierre, lové dans un creux d’arbre ou calé dans les broussailles. Là, il prend le soleil, s’étire, fait sa toilette... Mais ce n’est pas du luxe, car il parcourt aussi son immense territoire, marchant parfois jusque 15 km par jour ! Eh oui, s’il reste trop longtemps
au même endroit, ses proies se font plus vigilantes...

© Janveber - Shutterstock

Agile

S’il sait grimper aux arbres (si si), il préfère chasser ventre à terre et… par surprise ! La nuit surtout, il guette sa proie ou s’approche en rampant, doucement, pas après pas. Quelques pas encore, il se recroqueville, rabat ses oreilles, tend ses muscles avant de bondir avec souplesse. Il atterrit toutes griffes dehors sur son repas, et le tue par morsure à la gorge.

Rapide et efficace.

Eric Gasté

© Eric Gasté

Repas sur mesure

1 à 2 kg de viande par jour, soit 1 proie par semaine. Il lui faut des proies à sa taille : surtout des chevreuils et chamois, parfois des renards, lièvres, oiseaux... En dessert, des baies forestières.

© Pierre Vernay - Biosphoto

Patient

Bon joueur, le chasseur accepte ses échecs : si la proie lui échappe, il ne la poursuit jamais plus de 200 m. Côté performances : il réussit 3 fois sur 4 s’il attaque sa proie à 20 m, 1 fois sur 2 si c’est à 50 m. Peu importe, il sait être patient ! Le lynx aime savourer sa prise plusieurs nuits d’affilée. Comment c’est possible ? Il enfouit ses restes de repas sous de la terre ou de la neige.

© F1online digitale Bildagentur GmbH - Alamy
Couverture de La Salamandre Junior n°122

Cet article est extrait de la Salamandre Junior
n° 122
Février - Mars 2019
Article Feuilletage

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