Le retour du vautour

Le retour du vautour / © Antoine Rezer

Le géant plane à nouveau au-dessus des falaises des Alpes... Voici l’incroyable histoire d’un rapace de légende.

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Activité
  • Niveaux :
    • Cycle 2 - CE1
    • Cycle 2 - CE2
    • Cycle 3 - CM1
    • Cycle 3 - CM2
    • Cycle 3 - 6e
  • Lieu : En classe - À la maison
  • Ressource
Magazine La Salamandre Junior 121 : Le gypaète n°121 Décembre 2018 - Janvier 2019
Pages 12-13

Grands espaces

Le gypaète barbu a besoin d’espace (200 à 400 km2). Ses territoires ? Les hautes montagnes (Pyrénées, Alpes et Corse) ! Il y trouve des ongulés, comme des chamois, bouquetins, moutons... Le géant y cherche aussi des crevasses à flanc de falaise. C’est là qu’il y abrite ses dizaines de nids (appelés aires), qu’il utilise l’un après l’autre.

Wanted : vautour mort ou vif

© Eric Gasté

Wanted

Avec ses yeux rouges et sa barbichette, les anciens ont vu en lui un méchant. « Regardez, son poitrail rouge dégouline, il a pris un bain dans le sang de ses victimes ! » On le disait aussi voleur de moutons et mangeur d’enfants. Le gypaète avait alors TRÈS mauvaise réputation. À tel point qu’il était le vautour à abattre.

La fin d'un mythe ?

Et le grand rapace a bien failli disparaître... Surtout dans les Alpes. Maintenant, bonjour pour rattraper les dégâts, car le gypaète prend son temps… Il ne niche qu’à partir de 7 ans, ne se reproduit qu’à 8 ou 9 ans, puis n’a qu’un seul et unique petit gypaéton tous les 3 ans… la barbe !

Le retour d'un légende !

Depuis 30 ans, le gypaète barbu est à l’affiche de nombreux programmes de réintroduction et de conservation. Eh oui, le vautour est de retour ! Grâce à toutes ces actions, on compte désormais 54 couples en France (40 dans les Pyrénées, 5 en Corse et 9 dans les Alpes), et 15 couples en Suisse. Le géant reste en danger… mais l’espoir est grand !

Il faut fuir devant un vautour

© Eric Gasté

Les actions de sauvetage

  • Relâcher des centaines de gypaètes à partir de parents issus des centres d’élevage
© Daniel Zuppinger - Shutterstock
  • Protéger l’accès aux zones proches des nids et y limiter les activités humaines (câbles électriques, ski, escalade, parapente…)
  • Limiter les poisons (produits vétérinaires, pesticides...)
  • Ramasser des plumes pour le suivi génétique (savoir qui est le père ou la mère de qui ?)
  • Poser des balises GPS et des bagues pour suivre les déplacements
© Age fotostock - Alamy
Couverture de La Salamandre Junior n°121

Cet article est extrait de la Salamandre Junior
n° 121
Décembre 2018 - Janvier 2019
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