Combien de jeunes poussent sous cet arbre ?

Activité scolaire et éducative dans la nature : une fleur de noisetier. / © Gabriela Fürer

Activité scolaire et éducative dans la nature : Les enfants se questionnent sur la nature et s'aident des mathématiques pour trouver des réponses.

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Article d'origine par
Activité
  • Niveaux :
    • Cycle 2 - CP
    • Cycle 2 - CE1
    • Cycle 2 - CE2
  • Domaines :
    • Mathématiques
    • Questionner le monde
    • Enseignement moral et civique (EMC)
  • Matériel : sous-main, crayons, papier
  • Ressource
Livre Enseigner dehors Pages 65-66

Exercice :

A partir d'une question qui intrigue les enfants, on calcule. Par exemple en avril-mai : combien de jeunes arbres poussent sous cet arbre ? D'abord on doit déterminer la surface de la couronne de l'arbre choisi. On estime, on la projette sur le sol à l'aide d'une longue corde ou de bâtons. Comment pourrait-on estimer de manière simple combien de jeunes arbres poussent sous la couronne ? Les enfants cherchent une méthode, par exemple diviser la projection de la couronne en morceaux de tarte, chaque enfant compte dans un morceau ; ou on mesure un m2 à deux endroits et on compte, puis on calcule la surface de la couronne et on extrapole.

Combien de jeunes arbres a-t-on trouvé, et de quelles espèces ? De quoi ces jeunes ont-ils eu besoin pour grandir ? A quels dangers ont-ils déjà survécu ? Et combien d'entre eux ont une réelle chance de devenir grands comme l'arbre choisi ? Combien cet arbre produit-il environ de jeunes arbres par année ?

Chaque groupe présente ses résultats et sa marche à suivre.

Astuce : Les enfants doivent être capables de distinguer un jeune arbre d'une plante printanière. Seuls les jeunes arbres sont comptés.

Variantes : on compte toutes les plantes sous l'arbre, ou bien seulement les graines / fruits et jeunes plantules de l'espèce choisie.

Suites possibles

Les fruits comestibles récoltés se transforment en bonshommes de marrons, ou en diverses recettes (voir la séquence « Cuisiner – autrefois et aujourd’hui ») : cacao aux glands, sirop de baies de sureau, une soupe de racines (carottes, betteraves, ...) du jardin. Les noisettes se laissent broyer pour en fabriquer une pâte à tartiner maison.

Les enfants peuvent cacher ou planter les fruits et graines non comestibles – et se noter où ils ont caché quoi, et combien. Pendant plusieurs semaines et mois, on observe ce qui se passe avec les récoltes cachées ou plantées.

Qu'est-ce qu'il lui faut, au petit arbre, pour devenir vieux comme le grand ?

D'abord, la graine doit germer. Elle a besoin d’eau, de lumière, de terre, et de l’absence d’animaux affamés.

Le semis doit survivre à des maladies, à la sécheresse, à des animaux qui y trouvent la nourriture, à des piétinements. Durant la première année, plus de 90% des plantules d'arbres périssent.

Le jeune arbre a besoin de suffisamment de lumière, c'est-à-dire : les autres vieux arbres doivent d'abord mourir et lui laisser leur place.

Puis l'homme doit le laisser grandir et ne pas l'utiliser pour sa valeur économique avant son vieil âge.

Pour assurer sa succession, chaque arbre doit donc produire beaucoup plus de graines que ce que la forêt pourrait contenir d'arbres.

Le hêtre peut ainsi produire plus de 150 faines par m2 et par an.

Le pin sylvestre entre 100 et 150 graines par m2 et an.

Cette stratégie de produire beaucoup de graines permet à la nature d'opérer une sélection indispensable : seuls les individus les plus vigoureux et les mieux adaptés à leur environnement survivront.

Enseigner dehors

Cet article est extrait de Enseigner dehors

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