Cistude attitude

Avec le dossier “Cistude attitude”, La Salamandre Junior propose aux élèves de plonger dans l’univers animalier. Ils vont découvrir la magie de la nature à travers la classification, l’observation du cycle de la vie ou l’adaptation au milieu naturel de la cistude, et par extension d’autres animaux qui adoptent des comportements proches.

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La fiche en bref

  • Niveaux :
    • Cycle 3 - CM2
    • Cycle 3 - 6e
  • Domaines :
    Arts plastiques
    • Sciences et technologie

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  • Lieu : En classe

La fiche élève complète

Ressource(s) de la fiche

Gla gla, comment se protéger du froid ?

Fiche élève

Déroulement de l’activité

  • Réaliser l’activité par petits groupes de 2-3 pour favoriser les échanges de connaissances sur les animaux.
  • Organiser la séance suivant les outils disponibles en classe : impression photo, vidéoprojecteur, etc.
  • Les classements effectués doivent faire l’objet d’une discussion collective pour validation ou invalidation.
  • Rappeler la différence entre hibernation et hivernation : Hiverner signifie "passer l'hiver" que ce soit dans une région ou dans un abri. Hiberner, même s'il reprend le sens de "passer l'hiver", signifie "passer l'hiver en état d'hibernation", c'est-à-dire dans un état léthargique où la température du corps s'abaisse afin de passer l'hiver en utilisant le minimum d'énergie.
  • Évoquer différents animaux et leur manière de passer l’hiver : ceux qui hibernent (cistude, marmotte, hérisson, loir, grenouille…), hivernent (écureuil, ours, blaireau, abeille…), migrent (oiseaux, papillons), s’adaptent (renard, chevreuil…).
  • Proposer une discussion sur la manière dont nous, humains, nous adaptons à l’hiver (vêtements chauds, chauffage, alimentation, etc.).
  • Faire réaliser une fiche d'identité sur les animaux vus pendant l’activité.

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L’hibernation concerne uniquement les animaux qui font le choix d’entrer en léthargie pour économiser leur énergie car ils ne trouvent plus assez à manger en hiver.

  • Cistude : de novembre à mars, elle se réfugie dans la vase, qui la protège du gel, dans une zone riche en végétation. Elle y vit au ralenti pour ne pas dépenser toute son énergie. Pendant les périodes de grand froid, son cœur ne bat presque plus.
  • Marmotte : elle se nourrit en abondance jusqu’en automne. Dès que la température descend au-dessous de 10°C, elle s’abrite dans son terrier d’hiver, où elle creuse une galerie pouvant mesurer 20 m de long et qu’elle referme avec un bouchon de terre et d’herbe. Puis elle tombe dans un profond sommeil qui dure entre 6 et 7 mois, entrecoupé de courts réveils toutes les 3 semaines… D’où l’expression “dormir comme une marmotte” !
  • Loir : ce petit rongeur accumule de grandes réserves de nourriture (glands, noisettes, châtaignes, etc.) avant l’hiver. Excellent grimpeur, il se réfugie en hiver dans le creux d’un arbre ou dans un nid abandonné et hiberne en groupe. Ils dorment serrés pendant 7 mois, d’octobre à avril.
  • Hérisson : dès les premières gelées et jusqu’à la fin du mois de mars, il dort d’un sommeil ininterrompu, roulé en boule, installé dans l’abri qu’il construit lui-même avec des feuilles, des branches, de la paille ou du foin. Il ne fait pas de provisions, mais se gave et s’arrondit durant l’automne. Sa température normale de 39°C peut descendre jusqu’à 4 ou 5°C pendant l’hibernation. Comme il a peu de réserves, un hiver trop long peut lui être fatal.
  • Grenouille : terrestre ou aquatique, la grenouille s’abrite sous un tas de feuilles mortes ou sous de la végétation immergée, dans la vase, pour un profond sommeil dès que les températures baissent. Son cœur ralentit et elle respire par la peau dans le cas où elle hiberne sous l’eau. En Amérique du Nord, la grenouille des bois peut même geler et devenir comme de la glace. Sa circulation sanguine s’arrête, mais elle revivra au printemps suivant !
  • Chauve-souris : elle hiberne d’octobre à mars, dans des tours d’église ou bien des écuries, des entrepôts désaffectés, des caves ou des grottes. Elle reste suspendue par les pattes arrière, tête en bas, enveloppée dans ses ailes. Sa température passe alors de 38°C à 10°C et elle peut perdre un tiers de son poids.

Prolongement

  • Découvrir 7 infos insolites sur la cistude, notamment lorsqu’elle hiberne.
  • Regarder la bande-annonce du documentaire “Dans la peau d’une tortue”, où l'on voit la cistude dans son milieu naturel et d’hibernation, filmée au fond de l’eau. DVD disponible en accompagnement dans la boutique de La Salamandre.

Ressources

De l’œuf à la tortue

Fiche élève

Déroulement de l’activité

  • Lire l’extrait du dossier cistude (en pages 16-17 de la Salamandre Junior 107) avant de réaliser l’activité, ce sera plus simple. Proposer l’aide du magazine au besoin pendant l’activité.
  • Réaliser l’activité avec toute la classe ou par petits groupes, si plus simple, après avoir imprimé la fiche de l'exercice en plusieurs exemplaires (en fonction du mode de réalisation choisi).
  • Rappeler les étapes de la reproduction animale, et de la nécessité d’un mâle et d’une femelle dans la majorité des cas.
  • Expliciter les mots clés de la reproduction si besoin est : accouplement / ”gestation” (on ne parle pas de “gestation” chez la tortue, mais plutôt du temps pendant lequel elle porte ses œufs dans son organisme) / ponte / incubation / éclosion.
  • Faire un parallèle avec la reproduction des humains.
  • Faire émerger la famille de reproduction à laquelle appartient la cistude : les ovipares, quelles sont leurs caractéristiques ? Un ovipare est un animal qui pond des œufs et dont la croissance de l'embryon se déroule dans l’organisme maternel ainsi que hors de l’organisme maternel.
  • Proposer une recherche documentaire sur les ovipares : quels autres animaux pondent des œufs dans la nature ? (ex. crocodiles, oiseaux, serpents, poissons, escargots, coccinelles…) À comparer avec les vivipares, qui ne pondent pas d'œufs et font leur bébé dans leur ventre (hommes, chevaux, sangliers, lions, chats, vaches, chiens, cochons, salamandres…)

Correction

Photo A = Étape 3
Photo B = Étape 4
Photo C = Étape 1
Photo D = Étape 2
Photo E = Étape 5

  • 1/ Avril : accouplement. Les cistudes s’accouplent sous l’eau en avril. Pour maintenir sa partenaire sous lui, le mâle va parfois lui donner de violents coups de bec sur la tête. La femelle peut s'accoupler avec plusieurs mâles dans la saison. À la fin du printemps, elle pondra autour de 7 à 9 œufs.
  • 2/ Mai : porte ses œufs dans son organisme et commence à chercher un lieu de ponte. Après l’accouplement, la cistude porte ses œufs dans son organisme pendant 2 mois. Vers la fin de cette période, elle commence à chercher un endroit sec et ensoleillé où elle pourra creuser le sol pour y déposer ses œufs.
  • 3/ Juin : ponte. Elle quitte le milieu aquatique pour pondre dans la terre ferme, plutôt des prairies et landes sèches, des buttes de terre, des bords de chemin tous bien exposés au soleil et non inondables ! Elle creuse un trou, dépose ses œufs puis le rebouche. Lorsque la terre est trop dure pour creuser, elle l’humidifie et la ramollit, grâce à de l’eau qu’elle a stockée dans deux cavités abdominales capables de contenir 10 centilitres.
  • 4/ Juin, juillet, août : incubation. La cistude retourne dans l’étang et laisse ses œufs réchauffer grâce au soleil, pendant 3 mois… si un blaireau ou un renard ne déterre pas la cachette. Le sexe des nouveau-nés est en partie déterminé par la température durant l’incubation. C’est la thermosensibilité : si la chaleur est inférieure à 28 °C, des mâles vont éclore, et si la température est supérieure à 28 °C, ce seront des femelles.
  • 5/ Septembre : éclosion. Les jeunes cistudes sortent de l’œuf en fin d’été et quittent le nid dès qu’un orage facilite la sortie de terre. Mais elles ne pèsent que 5 à 6 g et doivent faire attention aux prédateurs et aux voitures pendant leur retour à l’étang.

Prolongement

  • Découvrir la Minute nature, la chaîne YouTube de La Salamandre : “Surprise, une tortue” (1)
  • Regarder en direct l’éclosion d’une cistude, extrait du documentaire “Dans la peau d’une tortue” (2)
  • Reportage illustré au pays des 1 000 étangs, dans la Brenne, en France, où vivent près de 100 000 cistudes, une population unique en Europe. (3)

Ressources

Nom d’une carapace !

Fiche élève

Déroulement de l’activité

  • Proposer aux élèves de lire les textes sur la morphologie de la cistude dans le dossier (Salamandre Junior 107, pages 14-15).
  • Réaliser l’activité individuellement. Un gabarit avec les parties prêtes à découper est disponible pour impressions multiples. Pour la carapace, possibilité de faire plusieurs encoches sur le pourtour du cercle “carapace” et de les agrafer, pour donner un aspect bombé plus réaliste (cf. image d’un modèle jointe).
  • Se référer aux infos données dans le dossier, comme matière de développement.
  • Expliciter la morphologie animale, humaine, si besoin est.
  • Leur demander de respecter les couleurs de la cistude au moment de dessiner et colorier.

Correction / Précisions

La carapace de la tortue est constituée de deux parties : la dossière et le plastron.

  • Dossière : quasiment indestructible, c’est la couche bombée, située sur le dessus de la carapace, faite d’écaille et de kératine, une protéine produite par la peau de la tortue, comme nos ongles ! Cette écaille de corne grandit et forme des dessins de coloris différents selon les espèces. La carapace de la cistude est de couleur vert olive à noire, ornée de points ou de stries jaunes. Sous l’écaille, on trouve une couche plus épaisse et blanche, en os : ces plaques osseuses sont soudées et forment une boîte rigide qui s’appuie sur la colonne vertébrale. Si cette boîte osseuse est cassée, la tortue meurt.
  • Plastron : c’est la partie basse et plate, plaquée au ventre de la tortue, de couleur plutôt claire avec quelques motifs noirs. Ce bouclier ventral est composé d'os plats, le ventre est seulement recouvert d'une peau tendre. Ce plastron articulé permet à la tortue de se refermer complètement à l'intérieur de sa carapace. La dossière et le plastron sont reliés entre eux par un pont osseux.
  • Pattes : la cistude possède 4 pattes, noires ponctuées de taches jaunes. Les pattes sont palmées, avec de fortes griffes (5 devant et 4 derrière), qui facilitent les déplacements dans l’eau comme sur terre et leur permettent de creuser le sol pour y déposer leurs œufs. Les pattes avant sont plus longues que les pattes arrière.
  • Queue : située à l’arrière du corps, elle est noire, avec des taches jaunes. Chez les femelles, la queue est plus effilée que chez les mâles.
  • Tête : la cistude possède un long cou pour observer autour d’elle et projeter la tête en avant pour gober de petites proies. Ses narines sont sensibles aux odeurs de proies et aux changements de température. Son bec est tranchant pour découper la nourriture.

Prolongement

  • Possibilité de dessiner d’autres motifs de carapaces d’autres tortues pour comparaison.
  • Possibilité de réaliser une activité parallèle à l’aide de galets de rivière bombés à peindre comme des tortues (comme enfermées dans leur carapace). Proposer un ramassage individuel si possible, sinon lors d’une sortie. Le but : leur montrer la ressemblance et le côté indestructible (presque aucun prédateur ne peut l’attraper !).
  • En savoir plus sur la cistude et son incroyable carapace.
  • Découvrir les cousines de la cistude.

Ressources

Opération camouflage !

Fiche élève

Déroulement de l’activité

  • Expliquer aux élèves le principe du camouflage chez les animaux.

  • Leur demander de dénicher l’info sur le camouflage de la cistude, dans le dossier Salamandre Junior 107, en pages 14-15.

  • Rappeler aux élèves la différence entre camouflage et mimétisme : le camouflage permet aux animaux de se dissimuler dans leur environnement tandis que le mimétisme consiste à paraître ce que l’on n’est pas : les espèces qui pratiquent le mimétisme peuvent reproduire la coloration, le comportement ou l'une des caractéristiques d'une espèce animale différente. Au final, le but reste le même : se cacher pour échapper aux prédateurs ou au contraire pour piéger des proies.

  • Donner d’autres exemples d’animaux camouflés (crapaud, sauterelle, lézard, girafe…) et mimétiques (hippocampe, mante religieuse, araignée lichen, gecko de Madagascar, poisson feuille, baudroie…). Proposer des recherches documentaires (sur Internet ou sur documentaires en classe).

Correction

  • Photo 1 : une tortue. Il s'agit de la cistude. On l’appelle aussi la “tortue boueuse” car sa carapace se couvre de vase et de boue à force de marcher dans le fond et les berges des étangs. Un camouflage au naturel des plus efficaces pour chasser ! (cf. dossier sur la cistude, SAJ 107, pages 14-15). De plus, elle peut rentrer son corps dans sa carapace et ressembler à un caillou ou un galet bombé. Elle se protège ainsi des agressions.
  • Photo 2 : une araignée. Il s'agit de l'araignée thomise. Championne du camouflage, cette araignée chasseuse est aussi appelée “araignée-crabe” en raison de ses 2 pattes avant longues et largement écartées. Elle se poste à l’affût sur des fleurs, prête à capturer tous types d’insectes. Elle est capable de changer de couleur en quelques jours ; blanc, jaune ou rose, en fonction de la couleur de la fleur sur laquelle elle se pose !
  • Photo 3 : un papillon. Il s'agit de la phalène du bouleau, un papillon de nuit paré naturellement d’une robe blanche tachetée de noir, qui lui permet de se confondre avec l’écorce du bouleau. Clairs à l’origine, certains de ces papillons ont évolué vers une forme sombre en raison de la pollution qui noircit l’écorce des bouleaux.
  • Photo 4 : un caméléon. Ce reptile, friand d’insectes, d’araignées et de sauterelles, change de couleur pour passer inaperçu. Sa peau contient de la mélanine qui lui permet de changer de couleur dans le paysage ou lorsque son humeur varie (stress, peur, excitation sexuelle). Par exemple, il tournera au vert s’il est sur des feuilles et au brun s’il est sur un tronc. Mais le soir, lorsqu'il dort, il pâlit jusqu'à devenir presque blanc.
  • Photo 5 : un faon. Sa robe tachetée de blanc imite parfaitement les fleurs ou les taches de lumière à travers le feuillage. Il perdra ces taches en grandissant. Son camouflage est surtout important pendant son jeune âge, car il n’est pas encore capable de fuir un prédateur. Sa maman le cache bien dans les herbes et il doit rester immobile quoiqu’il arrive !
  • Photo 6 : un lézard. Il s'agit du lézard des murailles. À défaut de pouvoir changer de couleur comme le caméléon ou le gecko, ce lézard choisit soigneusement le rocher sur lequel il va “lézarder” au soleil, en fonction de sa couleur, la plus proche possible de celle de son dos, paré d’écailles de couleurs brun, gris avec un peu de vert. Une tactique qui lui permet d’échapper au regard de ses prédateurs (oiseau, chat, hérisson…)
  • Photo 7 : un serpent. Il s'agit de la vipère aspic. Sa coloration est un excellent camouflage, elle varie du gris plus ou moins foncé au brun rougeâtre ou au beige. Ce qui lui permet de passer inaperçue dans les massifs rocailleux, broussailleux ou les prairies. C’est une espèce protégée en France et en Suisse, où il est totalement interdit de la capturer, de la blesser, la tuer, la déplacer ou de détruire sa ponte.
  • Photo 8 : un hibou. Il chasse la nuit et se camoufle pendant la journée, pour rester caché des prédateurs diurnes. Sa technique ? La couleur de ses plumes : il est capable d'augmenter ou de diminuer le volume de ses plumes pour mieux s'adapter aux couleurs de son environnement et éviter d'être repéré.
  • Photo 9 : un poulpe. Ce mollusque s’adapte à la forme et à la couleur du sable. Il a une batterie de mécanismes qui lui permettent de modifier sa posture, sa structure cutanée et sa couleur. On appelle cela le mimétisme des animaux.
  • Photo 10 : un phasme. Cet insecte fournit l’un des plus efficaces camouflages naturels de la planète. Il imite généralement son environnement en couleur, normalement de teintes vertes ou brunes, imitant brindilles, feuilles ou lichens selon le principe du mimétisme. Beaucoup de phasmes ont des ailes, certains d’une beauté spectaculaire, tandis que d’autres ressemblent à une simple brindille. Il est aussi mimétique.
  • Autres : la mante religieuse, la rainette verte dont la nuance verte varie selon son étang, l’engoulevent d’Europe (oiseau des forêts, tapi au sol et presque invisible), papillon citron (semblable à une feuille), feuille morte du chêne (papillon)…

Prolongement

  • Proposer aux élèves de réaliser un paysage (dessin, découpage de feuilles de couleur ou de photos de magazines, collage…) et d’y camoufler des animaux.
  • Découvrir la mue automnale du lagopède alpin.
  • Pourquoi les animaux choisissent-ils la couleur de la végétation pour se cacher ?

Ressources

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La présentation des fiches pédagogiques évolue !

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Suite à nos rencontres avec des enseignants, nous avons fait évoluer la présentation des fiches pédagogiques pour correspondre encore mieux à vos besoins :


  • meilleure visibilité du déroulé de la séquence en classe ;
  • rédaction d’objectifs spécifiques ;
  • amélioration de l’impression des fiches avec notamment la possibilité d’imprimer la séquence complète, la fiche élève complète, la fiche élève de chaque séance (exercice) ;
  • Les fiches sont désormais consultables sur smartphone et tablette.

Bonne visite et n’hésitez à nous faire vos retours sur cette nouvelle présentation.



L’équipe d’École Salamandre